Faits
Lors d’une conférence de presse tenue le 16 avril 2026, le président du conseil d’administration de la CTG, Mamoudou Nagnalen Barry, a déclaré vouloir « avant la fin de l’année, disposer de la première gare destinée aux passagers » (propos relayés par Ledjely, à attribuer). Selon la même source, les trains et wagons de confort destinés aux voyageurs seraient déjà disponibles sur site, mais pas encore accessibles au public.
D’après M. Barry, l’État demande au minimum une gare par préfecture. La ligne traversant dix préfectures, au moins dix gares seraient construites. L’Agence guinéenne de presse (AGP, agence d’État) évoque, à la même date, la construction de dix gares ferroviaires sur le corridor Forécariah-Beyla, dans les dix villes traversées. Selon l’AGP, l’achèvement total serait prévu en moins de deux ans. Ledjely rapporte de son côté un délai de deux à trois ans pour rendre les gares publiquement accessibles, avec une accélération envisagée.
Un point diverge entre les deux relais, à la même date : Ledjely indique que « l’étude d’identification des sites sera lancée prochainement », tandis que l’AGP cite le PCA affirmant que « les sites ont déjà été identifiés et nous prévoyons de construire les premières d’ici la fin de l’année 2026 ». En l’absence de document officiel tranchant, chaque version est ici attribuée à son média. Le plan passagers — dix gares et ouverture de la ligne envisagée vers la fin de l’année — est par ailleurs confirmé par l’International Railway Journal (avril 2026).
Acteurs
Selon le site officiel de la CTG (ctg.gn, consulté le 3 juillet 2026), la Compagnie du TransGuinéen réunit l’État guinéen (15 %, avec un objectif affiché d’atteindre 100 % à long terme), Simfer Infraco (Rio Tinto et Chinalco, 42,5 %) et WCS Infraco (WCS Holding et Baowu, 42,5 %). Elle exploite un chemin de fer de plus de 600 km, complété par un port en eaux profondes, sa mission affichée étant le transport de ressources naturelles et le développement minier et industriel. Selon le PCA Barry, les infrastructures de Simandou ont été renégociées pour permettre un transport mixte (marchandises et passagers), non prévu initialement.
Sur le volet contenu local, le directeur général Bérété a souligné, selon l’AGP, que les postes de direction seraient réservés aux Guinéens et que des contrats seraient attribués à des entreprises guinéennes.
Enjeux pour la Guinée
Si le calendrier annoncé se confirme, l’ouverture de gares voyageuses représenterait un changement d’usage majeur d’une infrastructure conçue pour l’exportation minière. Pour les populations des dix préfectures citées entre Forécariah et Beyla, l’accès à un transport ferroviaire de passagers pourrait modifier les conditions de mobilité le long du corridor sud. À ce stade, il s’agit d’annonces et d’objectifs, non de décisions actées par un document public consultable, hormis le cadre institutionnel figurant sur le site de la CTG. Les délais avancés (fin 2026 pour une première gare, moins de deux à trois ans pour l’ensemble) restent conditionnels et devront être confirmés par des actes officiels ultérieurs.
Sources
Site officiel CTG (ctg.gn, consulté le 3 juillet 2026) ; conférence de presse du PCA Barry du 16 avril 2026 (relais Ledjely et AGP) ; International Railway Journal (avril 2026).