Faits
Selon la page projet officielle de Rio Tinto (riotinto.com, consultée le 3 juillet 2026), le gisement de Simandou est divisé en quatre blocs. Rio Tinto détient les blocs 3 et 4 via Rio Tinto SimFer, une coentreprise associant le Gouvernement de Guinée et Chalco Iron Ore Holdings (CIOH), Rio Tinto en étant l’actionnaire majoritaire et le partenaire opérationnel. Les réserves des blocs 3-4 sont estimées à environ 1,5 milliard de tonnes, pour une capacité visée de 60 millions de tonnes par an atteinte après une montée en charge d’environ 30 mois (source : riotinto.com).
D’après le communiqué officiel de production du premier trimestre 2026, le premier chargement complet SimFer de produit haute teneur a été « livré avec succès en Chine », les premières ventes étant réalisées en avril 2026. Rio Tinto précise qu’un délai d’environ deux à trois mois sépare la production à la mine des ventes, en raison du transit ferroviaire en Guinée, de l’expédition vers la Chine et du broyage tertiaire. L’orientation 2026 est fixée à 5 à 10 millions de tonnes de ventes Simandou sur l’année (base 100 %, source : communiqué officiel Rio Tinto T1 2026). Le premier chargement était parti de Guinée en décembre 2025, le minerai transitant par le port WCS pendant la finalisation du port SimFer, situé en préfecture de Forécariah.
Sécurité
Le volet sécurité constitue un point majeur de l’actualité du projet. Dans un communiqué officiel du 15 février 2026, Rio Tinto a confirmé le décès d’un employé d’une entreprise sous-traitante, à la suite d’un incident survenu le samedi 14 février 2026 sur le site minier SimFer (Nzérékoré). L’entreprise indique avoir immédiatement suspendu les activités du site, mis en place un soutien psychologique pour les équipes et ouvert une enquête approfondie avec les autorités compétentes et ses partenaires. Le PDG Simon Trott, cité dans le communiqué, a déclaré : « Nos pensées vont à la famille et aux collègues de notre coéquipier décédé. Nous fournirons un soutien complet et coopérerons pour comprendre les causes et prévenir la récurrence. » Le communiqué de production T1 2026 évoque « la perte tragique de deux collègues cette année, à Simandou et Kennecott » et indique que Simandou a été « immédiatement fermée » après l’incident, avec une réouverture progressive. Un « Simandou Safety Advisory Panel », composé de six experts externes, a été créé en 2026 (source : riotinto.com).
Relais de presse à confirmer
Selon un communiqué SimFer relayé par plusieurs médias guinéens (Vision Guinée, Guinée360, Africa Guinée, entre le 4 et le 7 juin 2026), non consulté directement à la source par notre rédaction, 0,6 million de tonnes de minerai auraient été expédiées au premier trimestre, le port de Morébaya serait avancé à environ 78 % fin mars, la main-d’œuvre locale atteindrait 77 %, la mise en service complète serait évoquée pour début 2027 et la capacité de 60 Mt/an attendue au second semestre 2028. Ces éléments, attribués au communiqué relayé par la presse guinéenne, sont présentés au conditionnel et devront être confirmés à la source officielle avant toute consolidation. Rappelons que l’infrastructure ferroviaire (environ 600 km) et portuaire est gérée par la Compagnie du TransGuinéen (CTG), constituée en mars 2022 et détenue à 42,5 % par Rio Tinto SimFer, 42,5 % par WCS et 15 % par le Gouvernement de Guinée (sans investissement), seul élément commun aux deux consortiums.
Sources
Rio Tinto — page projet Simandou et communiqués officiels (15 février 2026, résultats T1 2026), consultés le 3 juillet 2026.