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Déchets transformés en électricité : la Guinée prépare un site de 60 MW à Conakry

Illustration éditoriale — rubrique Gouvernance

Le projet guinéen de production d’électricité à partir des déchets franchit une nouvelle étape. Ce mercredi, une troisième reconnaissance de terrain s’est déroulée à Conakry pour mesurer les conditions d’installation d’une future centrale dont la puissance visée est fixée à 60 mégawatts. L’opération réunissait la société en charge du dossier, des ingénieurs et spécialistes venus de Chine, ainsi que des agents de la Direction de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme (DATU).

Cette visite s’inscrit dans les orientations fixées par le président de la République, Mamadi Doumbouya, et dans l’action gouvernementale pilotée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah.

Un site jugé conforme aux exigences

Les vérifications menées sur place ont confirmé que l’emplacement pressenti au départ satisfait aux principales conditions requises pour accueillir une installation industrielle de cette dimension. Cette validation ouvre la voie à l’étape suivante, considérée comme décisive : disposer d’un terrain adéquat.

Les responsables doivent en effet obtenir une parcelle d’une superficie proche de 15 hectares, aisément accessible et respectant les règles en vigueur sur les plans technique, environnemental et de la sécurité. Pour y parvenir rapidement, ils comptent s’appuyer sur le ministère chargé de l’Urbanisme afin de trancher la question du foncier.

Une fois cette emprise obtenue, les équipes techniques pourront achever les études d’implantation et engager les travaux préparatoires nécessaires avant l’ouverture du chantier.

Un chantier estimé à 30 mois

La construction est envisagée sur une période de 30 mois, décomptée à partir du lancement effectif des travaux. L’ambition affichée consiste à convertir les déchets en source d’électricité, tout en diminuant peu à peu le volume renvoyé vers l’enfouissement.

Outre les 60 MW annoncés, les autorités décrivent cette future unité comme une pièce structurante de leur stratégie de traitement et de réutilisation des ordures. L’installation est présentée comme un levier pour l’économie circulaire, susceptible de générer de nouvelles activités et des emplois.

Dans cette perspective, l’obtention rapide du terrain constitue le point de passage obligé pour faire basculer le projet dans sa phase concrète. L’objectif énoncé reste de doter la Guinée d’un équipement durable et performant, répondant à la fois à ses besoins en assainissement et en énergie.